À propos

Conception et chef de projet : Clarisse Bardiot


Historienne du théâtre contemporain, spécialiste des humanités numériques et des digital performances, Clarisse Bardiot est depuis 2006 maître de conférences HDR à l’Université Polytechnique Hauts-de-France et chercheur associé au CNRS (laboratoire Thalim). Après un doctorat sur les digital performances (Les Théâtre virtuels, Sorbonne Nouvelle/CNRS, 2005) sous la direction de Béatrice Picon-Vallin, elle obtient la bourse de chercheur-résident de la Fondation Daniel Langlois à Montréal pour une recherche sur 9 Evenings, Theatre & Engineering puis contribue au projet international DOCAM sur la documentation et la conservation des arts médiatiques. De 2006 à 2010, elle coordonne deux projets européen (CECN2 et Transdigital), conduit de nombreux projets de formations et de résidences d’artistes autour des arts de la scène et des technologies et crée la revue Patch dont elle est rédactrice en chef. En 2011, elle fonde Subjectile, une maison d’édition consacrée à la création contemporaine dont les ouvrages sont régulièrement primés. En 2016, elle est sélectionnée pour participer au programme long « culture analytics » à l’institut de mathématiques appliquées à UCLA. En 2016 et 2017, invitée par Roger Malina, elle est research fellow au laboratoire ArtSciLab Experimental Publishing Initiative à UTDallas. En 2018, elle rejoint l’équipe de direction scientifique de la Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société (MESHS) pour y développer l’axe humanités numériques. La même année, elle est en délégation au CNRS, délégation renouvelée en 2019. Elle soutient en 2019 son habilitation à diriger des recherches avec Bruno Bachimont. L’inédit est intitulé « Mémoire de l’éphémère : les traces numériques des arts de la scène ». Ses axes de recherche concernent les humanités numériques, l’histoire et l’esthétique des digital performances, les relations art/science/technologie, la conservation des œuvres numériques et les nouvelles formes d’édition.


Co-conception et développement : Buzzing Light


L’agence Buzzing Light a été créée en 2009 par Guillaume Jacquemin et Guillaume Marais, tous deux ingénieurs NTIC. Guillaume Marais a construit son expérience d’ergonome et designer d’interactions suite à une formation d’ingénieur en systèmes d’informations. Guillaume Jacquemin est issu des systèmes embarqués et a complété sa formation par de multiples expériences dans le multimédia interactif et les arts numériques. Cette complémentarité dans leurs parcours offre une approche à la fois technologique et perceptive à leurs interfaces.


Consultant développement technologique : Thierry Coduys


Artiste polyvalent, musicien, créateur polymorphe à l’affût des nouvelles technologies, Thierry Coduys se spécialise dans des projets liant l’interactivité et l’art. Depuis 1986, il collabore étroitement avec l’avant-garde de la musique contemporaine pour qui il élabore des dispositifs électroacoustiques et informatiques. Après un passage de quelques années à l’IRCAM, il devient l’assistant de Luciano Berio. Ces différentes expériences le conduisent en 1999 à fonder La kitchen, plate-forme technologique, afin de proposer aux créateurs un lieu où la technologie et la recherche sont pensés et intégrés comme un unique paradigme. Fort de cette expérience, il entame en 2007 une activité indépendante pour poursuivre ses travaux et projets sous un format nouveau. Il est également l’assistant de Pascal Dusapin et d’Ivan Fedele depuis 2002 et 2000 respectivement. Parallèlement, il développe une nouvelle application graphique interactive, IanniX, logiciel inspiré de l’UPIC, élaboré par Iannis Xenakis. Il dirige la majeure Scénographie sonore à l’École Louis Lumière.


Formation des médiateurs et ateliers avec les scolaires : Edwige Perrot


Titulaire d’un doctorat en études théâtrales à l’Université Paris 3 et à l’Université du Québec à Montréal (UQUAM), Edwige Perrot a soutenu sa thèse sur les usages de la vidéo en direct au théâtre en 2013. De 2007 à 2011, elle coordonne les activités de médiation du groupe de recherche consacré à l’étude des arts de la scène et des arts médiatiques au sein de l’UQAM, coordonne la publication de l’ouvrage Body Remix. Pratiques performatives (2012) et codirige la publication de l’ouvrage Le réel à l’épreuve des technologies (2013). En 2011, elle conçoit une plate-forme numérique [EDREDON] destinée aux doctorants en étude et pratique des arts de l’UQAM. De 2009 à 2013, elle enseigne au département de théâtre de l’UQAM, et au département des arts du spectacle de l’Université Paul-Valéry à Montpellier.

De Rekall à MemoRekall

Le projet débute en 2006 avec les travaux de recherche de Clarisse Bardiot sur la documentation et la conservation des spectacles à composantes technologiques (les digital performances). En 2013, grâce au financement du fonds expériences interactives de Pictanovo, le développement de la version professionnelle du logiciel Rekall peut commencer. Deux développeurs, Guillaume Jacquemin et Guillaume Marais, ainsi qu’un consultant, Thierry Coduys, rejoignent Clarisse Bardiot.

Rekall est un environnement open source pour documenter, analyser les processus de création et faciliter la reprise des œuvres. Il est conçu pour répondre aux difficultés rencontrées par les artistes lors de la reprise d’un spectacle dont les technologies sont devenues obsolètes. Un autre objectif est de répondre aux problématiques des chercheurs en arts de la scène confrontés au big data, c’est-à-dire à des ensembles de documents très nombreux nécessitant des outils de visualisation de données pour les analyser. La V0 est lancée en novembre 2014. Cette première phase est soutenue par le phénix scène nationale valenciennes, le Fresnoy, le Ministère de la Culture, MA scène nationale de Montbéliard et Pictanovo.

Suite aux différentes expérimentations menées avec Rekall nous souhaitons développer une version simplifiée pour le grand public et les scolaires : c’est ainsi que MemoRekall voit le jour.

Le développement de MemoRekall commence début 2015 grâce au soutien de l’appel à projet services culturels numériques innovants du Ministère de la Culture. D’autres partenaires nous rejoignent : le CNAC, l’Institut International de la Marionnette et la région Rhône Alpes, en lien avec la Maison de la Danse, l’Hexagone scène nationale de Meylan, Le Lux scène nationale de Valence, le TJP et l’ENSATT. Le phénix transmet la production déléguée à Subjectile.

Afin de valider la conception du logiciel, différents ateliers et formations sont mis en œuvre en septembre 2015 avec des collégiens, des lycéens, des étudiants, des enseignants et des professionnels de la culture (plus de 100 personnes ont contribué à cette étape). Afin de réaliser des capsules et mener les ateliers avec les scolaires, Edwige Perrot rejoint l’équipe. La mise à disposition du public, avec la réalisation de plusieurs capsules, a lieu fin septembre 2015.